30.4.06

26.4.06

Message dans un livre chinois



Il y a une maladie qui consiste à marcher dans la rue en regardant furtivement les poubelles, au cas où quelque chose pourrait servir à dessiner. J'ai été contaminé par Malaño, dessinateur, peintre, et grand inspecteur des poubelles à des fins artistiques.
Paris (Europe) c'est le paradis du déchet "artistique". La preuve: ces livres chinois que j'utilise comme carnets de croquis, trouvés dans la rue, boulevard de Sébastopol à Paris.
Comme un adict je me suis jeté sur eux. Il fallait les prendre tout en choisissant les meilleurs; les garder dans toutes les poches et sacs disponibles, tout en restant vigilant pour que d'autres passants ne découvrent le trésor.
Mais le propriétaire de la poubelle est venu me gronder, et j'ai dû abandonner une partie du butin.
A chaque fois que je traverse ce morceau de trottoir, je commence à trembler et je perds le fil de toute conversation. Pendant ces minutes, j'examine chaque centimètre du sol espérant tomber à nouveaux sur des écritures chinoises. Mais la fouille quotidienne ne donne que crottes de chiens et rivières d'urine.

25.4.06

Ete o ete?

Mensajes en un libro chino



Cierta enfermedad consiste en caminar mirando furtivamente la basura en la calle, por las dudas de que algo pueda servir para dibujar. Me la contagio Malaño, pintor, dibujante y gran inspector de basureros con fines artisticos.*
Para el amante de la basura "artistica", caminar por Paris (en Europa en general) es pasear por el paraiso. La prueba, estos libros chinos que uso de cuadernos de dibujo: los encontre en la vereda, junto con la basura "normal". Habia un monton, y como un desenfrenado empece a elegir los mejores y a metermelos en los bolsillos, cuidando que los pasantes no se apiolen del tesoro. Pero salio el dueño de la basura a retarme y debi abandonar parte del botin.
Cada vez que paso por esa vereda, solo o acompañado, los ojos se me ponen como de lechuza y pierdo el hilo de cualquier conversacion. Empiezo a temblequear y a escrutar cada centimetro de vereda, esperando ver otra vez alguna escritura china sobre una tapa colorida. Pero lo unico que encuentro son cagadas de perros, escupidas, y uno que otro billete de loteria usado.
*Un lote de prospectos medicos, impresos en un bello papel satinado blanco (encontrados una noche al pie de un arbol en la avenida Mitre), sirven aun de base a sus pinturas.

23.4.06

21.4.06

20.4.06

19.4.06

18.4.06

Autorretrato histerico


Inspiracion: Influencia divina o sobrenatural por medio de la cual el hombre tendria la revelacion de lo que tiene que decir o hacer. Entusiasmo creador.

Autoportrait hystérique



Inspiration: Influence divine ou surnaturelle par laquelle l'homme aurait la révélation de ce qu'il doit dire ou faire. Enthousiasme créateur.

17.4.06

Familia II


Familia: grupo de personas ligadas pour un vinculo de sangre. El padre, la madre, los hijos.
Famille: Le père, la mère, les enfants. Groupe de personnes d'un même sang.

Familia


Familia: (del latin familia) Grupo de personas o de cosas que presentan rasgos o caracteres comunes.
Famille: (lat.familia) Groupe d'êtres ou des choses présentant des caractères communs.

12.4.06

I love Paris II


Otro dibujo inspirado en el Boulevard Rochechouart de Paris. Mundo de ruidos/gente/idiomas/olores.
Pequeña anecdota:
Una mañana de primavera, voy por ese boulevard y llego a una esquina donde corta una gran avenida. Mucho transito. Espero el semaforo para cruzar. Un tipo esta parado al lado, como escondido detras del semaforo. Es flaco y alto. Lleva una campera inflable enorme (y no hace frio), sucia. Tiene la capucha puesta y cerrada alrededor de su cara blanca, demacrada, apenas teñida por una barbita roja y unos anteojos negros (y son las 8:30hs de la mañana). Tambien tiene puestos unos guantes de cuero y una mochila, llena de grasa y manchas blancas (cagadas de palomas?).
Los autos pasan, el semaforo no me da verde. No lo miro, pero escucho que el tipo empieza a emitir un sonido patetico, una voz debil, como de un niño :
-Estoy harto...estoy harto...harto...

No me atrevo a darme vuelta para mirarlo de frente. Los autos siguen pasando y no puedo cruzar. Intuyo que en cualquier momento se va a tirar abajo de una rueda; va a sacar un chumbo.
-Estoy haaaarto-ooooo...
Su voz sordida pone la piel de gallina. Me imagino cruzando sin mirar atras y escuchando el chirrido de gomas que frenan. Dudo: Tendria que hablarle? Preguntarle si todo va bien? (aunque la respuesta es mas que obvia). Quizas no es mas que otro chiflado de esta ciudad.
Verde. Sali disparado como en esas carreras caminando.Cruce la avenida.
Desde la otra esquina lo mire: los autos esperaban en rojo. El seguia apoyado en el semaforo, con su capucha y lentes ahumados a las 8 y media. Los autos largaron y el tipo seguio ahi.

I love Paris II



Encore des dessins inspirés du Boulevard Rochechouart.
Petit histoire:
Un jeudi de printemps j'arrive par le Boulevard à l'intersection avec la rue Max Dormoy. Beaucoup de trafic. J'attends le feu vert pour traverser. Juste à côté, comme "caché" derrière le feu, il y a un type. Il est maigre, grand, sa tête est blanche et émaciée, couverte d'une barbe rouge. Il porte une grosse doudoune sale (et il fait doux). Il a sa capuche mise et serrée autour de sa geule. Des gants en cuir, un sac à dos plein de graise, et des lunettes de soleil (et il est 8 du matin). Le type commence à émettre un son étrange. Une voix presque inaudible, presque enfantine:
-J'en ai marre...j'en ai marre...
Je n'ai pas le courage pour me retourner et le regarder de face. Le flux de bagnoles ne s'arrête pas. Je ne peux pas traverser. J'ai l'impression que d'un moment à l'autre il va se jeter sous une roue; sortir un flingue.
-J'en ai marreeee...j'en ai ma-rreeee...
Sa voix sordide de gamin est lancinante. Devrais-je lui parler? Lui demander si tout va bien? (quoique la réponse est plutôt évidente) Ce n'est peut-être qu'un fou de plus de cette ville. Le petit bonhomme vert du feu rouge me libère. Je traverse à toute vitesse, mais comme si de rien n'était. De l'autre côté de l'avenue je le regarde à nouveau: il est toujours là, appuyé au feu rouge avec ses lunettes soleil et sa doudoune. Les voitures continuent à passer comme si de rien n'était non plus.

8.4.06

I love Paris


Ahhh ! La tour Eiffel ! Ahhh ! Montmartre et ses bohèmes ! Ahhh ! L’Histoire à chaque coin de rue ! Ahhh! Le Louvre et TOUTES ces ouvres immortèles! Ahhh ! Paris, Paris... AAHHHHHHHHHHHHHHHHHH ! ! ! ! ! ! !

Ahhh!. La torre Eiffel ! Ah ! Montmartre y sus bohemios pintores ! Ahhh ! La Historia en cada esquina, cada callecita ! Ah, el Louvre REPLETO de obras inmortales ! Ahhh ! Paris, Paris ... AAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHH! ! ! ! ! !

7.4.06

Manifesto

"Mi abecedario: ABCD etc...Cuando me dirijo a mi mismo, ABCD es suficiente. Etc...es para los demas. Cuando anoto en un pedazo de papel una idea de novela, yo me entiendo. Solo la intencion quedo plasmada. Para que la novela exista, no hace falta mas que escribirla, que trabajar. Ya lo hare un dia, si necesito dinero. Por el momento, la idea me es suficiente. Pero una idea es dificil de vender. Lo que los clientes compran, es el trabajo.
(...)
Y con el trabajo, el encombramiento. Hay que valorizar lo que se le vende a los demas. Gruesos libros, obesos volumenes, albumes de varios kilos, peliculas de cinco horas, gigantismo, megalomania, novelones, tour de Francia. Y seguramente el arte no gana en esa traduccion. En cambio 'el artista" si. Y de entrada, una posicion social, aun si no siempre es envidiable. En todo caso, es el oficio lo que el publico aprecia, no la intencion. El estilo, ah!, el estilo! Que trabajo! Y sin embargo, la idea sola, de mi a mi, tenia ya su forma, su estilo. No hay nada que no este ya encarnado en este bajo mundo. Oh, claro, era chiquito, humilde, mal dibujado, con errores de ortografia, errores de proporcion, era ilisible... pero era! En todo caso, para mi era sufciciente. No era arte vendible. No era arte con trabajo. Era creacion, el relampago de la creacion ya, y el trabajo para despues..."

Del Manifiesto de la Auto-Escuela, de Roland Topor.


6.4.06

Manifeste



" Mon abécédaire : A B C D etc... Lorsque je m’adresse à moi, ABCD suffit. Etc...c’est pour les autres. Lorsque je note sur un bout de papier une idée de roman, je me comprends. L’intention seule est fixée. Pour que le roman existe, il ne reste qu’à l’écrire, qu’à travailler. Je m’y attaquerai donc un jour, si j’ai besoin d’argent. Pour l’instant, l’idée me suffit. Mais une idée est dure à vendre. Ce que les clients achètent, c’est le travail."
(...)
Avec le travail, l’encombrement. Il faut valoriser ce que l’on vend aux autres. Gros livres, volumes obèses, albums de plusieurs kilos, films de cinq heures, gigantisme, mégalomanie, romans-fleuves, tours de la Défense. À coup sûr, l’art ne gagne pas à la traduction. En revanche, 'l’artiste' si. Et d’abord une situation sociale, même si elle n’est pas toujours enviable. En tout cas, c’est le savoir-faire qui est apprécié du public, pas l’intention. Le style, ah, le style ! Quel travail ! Et pourtant, l’idée toute seule, de moi à moi, elle avait déjà sa forme, déjà son style. Il n’y a rien qui ne soit pas incarné dans ce bas monde. Oh, bien sûr, c’était petit, humble, mal dessiné, avec des fautes de français, d’orthographe, des erreurs de proportions, c’était illisible, mais ça y était ! En tout cas pour moi c’était suffisant ! Ce n’était pas de l’art à vendre. Ce n’était pas de l’art avec du travail. C’était de la création, l’éclair de la création pour tout de suite, et le travail pour plus tard..."

De Manifeste de L’Auto-École, par Roland Topor.

5.4.06

Page de croquis...


...remplie de possibilités de situations, personnages...mais dans une heureuse indéfinition générale, sans se presser pour devenir des "vrais dessins". Sans sujet à respecter, ni style, ni date limite...

Pagina de bocetitos, llena de posibles historias y personajes. Pero sin apuro por salir de la indefenicion, ni volverse un "dibujo en serio". Sin deadline, ni estilo, ni tema a respetar. La felicidad, a, a, a,a...

4.4.06

Lutte acharnée contre...

...le boudin noir.
(Croquis inspiré d'un rêve indigèste où mon père et moi étions les derniers combattants à faire face à l'invassion de la terre par des énormes boudins noirs volants)
Encarnizada lucha contra las morcillas.
(Boceto quizas inspirado en un sueño indigesto: mi viejo y yo eramos los ultimos combatientes a enfrentar la invasion de la tierra por unas morcillas voladoras enormes. Dedicado a Don Aquindo el Viejo: un asado por aca!)